Dans un entretien accordé aux Echos, le commissaire Avramopoulos s’exprime sur la crise migratoire. Il y a moins de deux ans, la situation était « hors de contrôle », et aujourd’hui les résultats s’améliorent, puisque plus que 10 000 réfugiés ont été relocalisés depuis la Grèce et l’Italie ou la Turquie. Ces résultats ne lui paraissent « pas suffisants encore», et cela s’explique par « le fait que certains gouvernements, à l’est de l’Europe, n’ont pas été constructifs ». M. Avramopoulos regrette que « l’esprit de solidarité manque grandement en ce moment » et que « la peur du populisme et des mouvements xénophobes » influencent les forces démocratiques. La Commission travaille à une réforme des règlements de Dublin au profit d’un « système plus équitable et fonctionnel » comprenant une seule et même procédure d’asile pour tous les Etats membres ainsi qu’« un mécanisme d’urgence visant à répartir les réfugiés en Europe » en cas d’afflux massif. Le fait que les migrants irréguliers et les demandeurs d’asile déboutés ne sont pas renvoyés dans leur pays d’origine est l’un des problèmes majeurs à l’heure actuelle, reconnaît-il, mais la Commission travaille avec les pays d’origine des migrants, et « depuis quelques mois, les choses se passent mieux ».
